Au long du fleuve



Je ne sais pas combien de temps je suis restée assise au bord du bastingage, les yeux fermés, peut-être endormie parce que je ne pouvais pas aller plus loin, dans le frais de la nuit.
Ce que je percevais nettement parce que j’étais à l’arrière du pont, c’était le bruit du fleuve contre les flancs du bateau.
L’Amazone, comme une furie dans le noir de la nuit.
Pas un frôlement, un feulement. Une rage d’avancer. Une vitesse de l’eau comme je ne l’avais jamais entendue. Certainement la vitesse du bateau ajoutée à celle du fleuve qui ne s’arrête jamais.
Je me suis souvenue qu’à cet endroit, le débit correspond à celui des huit plus grands fleuves de la planète réunis. Un vertige.
Presque peur de me trouver si près du fleuve, seule, dans la nuit, à peine protégée par trois rangées de tube.
Je regagnais alors l’ère de mon hamac comme je pouvais, titubant entre les nausées, les mouvements du bateau et le claquement des bâches en plastique qu’on avait affalées dans la journée à cause de la pluie battante équatoriale
et quotidienne.
Fleuve Amazone, Amazonie,
30 Avril 2010

Ponton, peu avant l'envolée.
Santarem, Amazonie, 2010

Un peu avant la nuit.
Santarem, Amazonie, 2010

Étrange phénomène que ces fleuves qui coulent côte à côte, sans que leurs eaux différentes ne se mélangent sur des dizaines de kilomètres.
Manaus, Amazonie, 2010

Pavement devant l'Opéra de Manaus.
Évocation de la rencontre de l'Amazone et
du Rio Negro.
Manaus, Amazonie, 2010

Les routes autour de Manaus s'évanouissent après quelques dizaines de kilomètres. Il faut reprendre le cours
du fleuve.
Amazonie, 2010

Approche de la pluie.
Amazonie, 2010

Forteresses naturelles.
Amazonie, 2010

Ponctuellement, des traces de vie.
Amazonie, 2010

Sur les pontons, la vie trouve à s'étendre un peu.
Amazonie, 2010

Entre industrie et déforestation.
Amazonie, 2010

Forteresses naturelles.
Amazonie, 2010

Les pointillés de la présence humaine...
Amazonie, 2010

... dans l'immensité.
Amazonie, 2010

Amazonie, 2010

Face à l'indifférence ni bonne ni mauvaise de la nature, les cultes humains.
Amazonie, 2010

La nature, ni bonne
ni mauvaise.
Amazonie, 2010

Entrer sous l'orage.
Amazonie, 2010

Quand l'Amazone rencontre l'Atlantique.
Amazonie, 2010

L'embouchure de l'Amazone s'étend sur 400 km de large. Et sur des centaines de kilomètres, les côtes sont baignées par les eaux boueuses du fleuve.
Amazonie, 2010



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Ponton, peu avant l'envolée.
Santarem, Amazonie, 2010
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Un peu avant la nuit.
Santarem, Amazonie, 2010
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Étrange phénomène que ces fleuves qui coulent côte à côte, sans que leurs eaux différentes ne se mélangent sur des dizaines de kilomètres.
Manaus, Amazonie, 2010
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Pavement devant l'Opéra de Manaus.
Évocation de la rencontre de l'Amazone et
du Rio Negro.Manaus, Amazonie, 2010
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Les routes autour de Manaus s'évanouissent après quelques dizaines de kilomètres. Il faut reprendre le cours
du fleuve.Amazonie, 2010
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Approche de la pluie.
Amazonie, 2010
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Forteresses naturelles.
Amazonie, 2010
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Ponctuellement, des traces de vie.
Amazonie, 2010
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Sur les pontons, la vie trouve à s'étendre un peu.
Amazonie, 2010
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Entre industrie et déforestation.
Amazonie, 2010
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Forteresses naturelles.
Amazonie, 2010
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Les pointillés de la présence humaine...
Amazonie, 2010
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... dans l'immensité.
Amazonie, 2010
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Amazonie, 2010
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Face à l'indifférence ni bonne ni mauvaise de la nature, les cultes humains.
Amazonie, 2010
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La nature, ni bonne
ni mauvaise.Amazonie, 2010
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Entrer sous l'orage.
Amazonie, 2010
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Quand l'Amazone rencontre l'Atlantique.
Amazonie, 2010
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L'embouchure de l'Amazone s'étend sur 400 km de large. Et sur des centaines de kilomètres, les côtes sont baignées par les eaux boueuses du fleuve.
Amazonie, 2010